06.10.2008

Girlfriend de Mike Gayle

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Présentation : Prof d'anglais par dépit, cinéphile romantique et rêveur endurci, c'est contraint et forcé que Will Kelly a opté pour le célibat trois ans auparavant. En se remémorant ce triste jour où la belle Aggi - l'amour de sa vie - l'a brutalement laissé choir comme une vieille chaussette, Will ne cesse de broyer du noir dans son appartement miteux du nord de Londres. C'est ici, au cœur d'un petit monde régi par la dure loi du linge sale entassé et des cendriers pleins, que Will, incapable de se faire cuire des pâtes sans déclencher la troisième guerre mondiale, a décidé de fêter seul ses vingt-six ans. Sa bouée de sauvetage ? Son précieux téléphone. Lien magique grâce auquel il croise le chemin de Katie, la charmante inconnue du bout du fil...





La "chick-lit" masculine existe, ce livre en est la preuve! :D Ecrit par un homme, cette histoire est aussi celle d'un homme. A l'image de tous les autres romans chick-lit, celui-ci nous raconte les aventures et turpidudes sentimentales et pseudo-existentielles de son personnage (ici, Will) avec humour et un détachement délicieusement britannique. Le livre se lit relativement vite, se digère sans mal mais s'oublie presque tout aussi rapidement. Ce livre est, semble-t-il, considéré comme l'un des meilleurs du genre dans la mesure où il apporte du neuf. Ici, on a à faire à un héros, qui n'a rien à envier à nos chères héroïnes de chick-lit, il est très sensible, démesurément sentimental, se pose des questions sur tout et n'importequoi et tourne en rond, et est le roi incontesté de l'incertitude. Il s'est fait larguer par sa petite amie (qu'il considérait comme LA femme de sa vie) depuis trois ans mais n'arrive toujours pas à s'en remettre. Et aucune amélioration morale ne semble se profiler à l'horizon. Will n'est donc plus qu'une épave, il se morfond. Et dans son appartement minable, sa seule bouée de sauvetage est son téléphone... Le roman tourne donc presqu'autour de conversations téléphoniques - plus ou moins enrichissantes - avec son meilleur ami, sa meilleure amie, ses parents, son ex, le copain de son ex, et surtout l'ex-locataire de son appart', une parfaite inconnue pour lui qui pourrait au final devenir bien plus que cela...



Ce n'est pas mal écrit, c'est souvent drôle mais au final, on est comme Will, on tourne un peu en rond. A force d'être dans l'expectative, on commence à trouver Will un peu ennuyeux sur les bords, pour ne pas dire même pathétique. Sa situation devenant au fil des pages de plus en plus surréaliste, on se demande bien jusqu'où le livre nous amènera. Au final, ce roman reste un bon moment de détente mais rien de plus. Certainement pas le meilleur roman "chick-lit" que j'ai lu même si le final vaut quand même son pesant de cacahuètes...



A lire par curiosité et pour s'amuser un bref moment :)

Nanny : Journal d'une baby-sitter de Emma McLaughlin et Nicola Krauss

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Nanny, une jeune étudiante de l'université de New York, finance ses études en gardant des enfants. Mais, quand elle accepte de s'occuper du petit garçon des X., elle ne sait pas ce qui l'attend ! Portrait au vitriol de cette classe privilégiée qui habite de gigantesques et luxueux appartements à Manhattan, Nanny, journal d'une baby-sitter, est un roman à la fois comique et poignant, aux accents irrésistiblement autobiographiques (les auteurs, ex-babysitters, savent visiblement de quoi elles parlent), un énorme best-seller aux États-Unis (plus de un million d'exemplaires vendus).



Ce roman est inspiré de faits vécus : pour payer ses études, Nanny s'engage comme baby-sitter chez les X. Ce livre raconte donc son expérience qui a presque tout du rocambolesque. S'occuper puis s'attacher irrémédiablement à un petit garçon (qui au début la rejette), s'adapter à un emploi du temps qui la prive presque de sa vie personnelle, et surtout se confronter à des parents absents et méprisants. Mme X a tout de la caricature de la mère moderne qui ne fait rien de constructif de la journée mais qui trouve tout de même le temps de délaisser son enfant. Nanny devra donc jouer les mères de substitution pendant un moment et jongler avec toutes les tâches qu'on exige d'elle (et qui dépassent son simple statut de nounou). Mais Nanny a ça dans le sang, elle se destine d'ailleurs à la prédagogie et compte bien se prouver qu'elle est capable de venir à bout de toutes situations. Elle nous décrit donc son quotidien avec des détails plus ou moins croustillants et montre à quel point elle est, par sa patience, sa maîtrise et son amour des enfants, faite pour ce métier. J'ai été ravie de découvrir avant chaque chapitre des petits extraits de romans célèbres faisant justement référence aux nounous : de Jane Eyre, à Peter Pan en passant par Autant en emporte le vent et Mary Poppins. Les situations sont bien trouvées et décrites, l'auteur -ou plutôt devrais-je dire les auteurs puisqu'ils sont deux, savent distiller de l'humour et de la psychologie tout au long du récit. Ce livre pourrait être considéré comme de la chick-lit car on y retrouve tous les codes du genre: une jeune femme apprend à s'assumer et à surmonter des obstacles professionnels et sentimentaux dans une grande métropole, et tout ceci sur un ton léger et facétieux. Le récit est enlevé et très sympathique à lire. Néanmoins, j'ai trouvé sa structure un peu brouillonne et certaines interrogations persistent après avoir refermé le livre. La fin, quelque peu précipitée, m'a laissée assez indécise. Le dénouement aurait mérité, selon moi, d'être mieux traité...



Cette lecture reste néanmoins drôle et attachante (à l'image de la relation qui s'installe entre Nanny et le petit garçon), et idéale pour les vacances. Résolumment l'un des romans chick-lit les mois superficiels que j'ai pu lire!



Une adaptation, avec Scarlett Johansson, dans le rôle titre sortira très bientôt au cinéma!

Petites embrouilles et pieux mensonges d'Elizabeth Young

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Présentation rapide: Que faire lorsque, comme Sophy, on est célibataire, la trentaine, et dotée par la nature d'une mère un brin impatiente de se retrouver grand-mère ? Réponse : on s'invente un petit ami tout droit sorti des contes de fées. Et que faire lorsque sa sœur cadette se marie (la traîtresse!), et que l'on doit produire le susdit prince charmant ? Après avoir envisagé frénétiquement les solutions les plus loufoques incluant la mort du beau boyfriend dans un tragique accident, Sophy a LA solution : engager un chevalier servant pour l'occasion ! Le jour fatidique approche. Sophy va-t-elle se sortir de ce pieux mensonge ? C'est compter sans le charme inattendu de l'irrésistible Josh, prêt à se glisser dans les chaussures de luxe du séduisant golden boy inventé par Sophy...

Mon avis: Mon deuxième roman de chick-lit lu cet été, et sans doute aussi mon préféré. L'histoire en elle-même n'est pas plus orginale que les autres, mais le ton, lui est différent. Elizabeth Young semble avoir la plume bien plus acerbe que ses comparses, elle n'hésite pas à jouer la carte du ridicule en infligeant bien des choses à son héroïne. Sophy, bien qu'extrêmement maladroite et légèrement atteinte de mythomanie (et encore, c'est un euphémisme), est attachante, on se surprend à vivre ses aventures - et parfois même ses humiliations - avec une attention de tous les instants. C'est rocambolesque, amusant, écrit avec un humour particulièrement vif. Ce roman est irrésistiblement drôle, réjouissant et ironique à souhait. Pétillant comme du champagne et savoureux comme une part de gâteau! (ne vous fiez pas à la couverture un peu kitch^^)

Les petits secrets d'Emma de Sophie Kinsella

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Présentation: Quiproquos, coups de théâtre et douce mythomanie, les aventures cocasses d'une adorable menteuse. Une nouvelle héroïne, par l'auteur de L'Accro du shopping. Ce n'est pas qu'Emma soit menteuse, c'est plutôt qu'elle a ses petits secrets. Par exemple, elle fait un bon 40, pas du 36. Elle ne supporte pas les strings. Elle a très légèrement embelli son CV Elle déteste sa cousine Kerry. Et avec son petit ami Connor, au lit, c'est pas franchement l'extase. Bref, rien de bien méchant, mais plutôt mourir que de l'avouer. Mourir ? Justement ! Lors d'un voyage en avion passablement mouvementé, Emma croit bien voir sa dernière heure arriver. Prise de panique, elle déballe tout au séduisant inconnu assis à côté d'elle. Tout et plus encore. Sans savoir que l'inconnu en question n'est autre que son P-DG. Passé le soulagement d'avoir survécu à ce vol infernal, Emma réalise qu'elle vient de se mettre dans une situation pour le moins embarrassante...

Mon avis: Ce roman est sans doute le moins créatif des romans de chick-lit que j'ai pu lire cet été, mais il n'en est pas moins tout de même fort plaisant. Là encore, on peut s'identifier au personnage d'Emma, car qui n'a pas de secrets, après tout? L'humour de l'auteur de la fameuse série de l'"Accro du shoppin" est toujours présent, son sens de la répartie aussi. On ne s'ennuit jamais, les rebondissements se suivent sans temps morts.
Il reste bien entendu assez prévisible mais garde aussi sa valeur de bon divertissement. Un roman de chick lit que les fans de Bridget Jones pourraient sans doute aimer tant les 2 héroïnes anglaises se ressemblent, par leur personnalité quelque peu déjantée et leur maladresse légendaire.... :)

Le diable s'habille en Prada - Lauren Weisberger




Vingt-trois ans un diplôme de littérature en poche, Andrea débarque à New York en quête d'un premier job, prête à croquer à belles dents dans la Grosse Pomme. On lui offre - ô miracle ! - le poste d'assistante de Miranda Priestly, la rédactrice en chef d'un prestigieux magazine de mode. Comment, elle n'a jamais entendu parler de Runway ni de sa grande prêtresse dont le nom est aussi célèbre que ceux de Chanel ou de Versace ? Voyons, des millions de filles se damneraient pour être à sa place ! Mais les dessous de la mode ne sont pas toujours propres, et au contact de son incomparable patronne. Andrea découvre vite ce que le mot "enfer" veut dire...



Bon, j'avoue avoir beaucoup aimé. Je ne lis jamais de "chick-litt" pourtant. Je crois même qu' à part Bridget Jones et celui-là je n’en ai jamais ouvert un seul^^



Le rythme de ce livre est soutenu, j'ai trouvé les rebondissements plutôt crédibles. Rebondissements au rythme de cette 1ère expérience professionnelle éreintante pour Andréa. Je me suis demandée quand elle allait craquer, balancer ses 4 vérités à cette garce de Miranda.
J'ai adoré détester Miranda avec le personnage principal (qui est aussi la narratrice) mais en même temps l'ambition sans bornes de cette dernière m'a quelque peu refroidie. Je ne sais pas, elle se laissait faire sans rien dire, comme pour prouver qu‘elle pouvait aller loin, trop loin. Elle était presque réduite à l‘état d‘esclave. La jeune femme n’en pensait pas moins pourtant. Elle voyait son petit ami passionnément amoureux, sa fidèle meilleure amie et sa famille s'éloigner peu à peu d'elle mais elle se laisser complètement faire, se laissait entraîner dans le monde voluptueux, incandescent, empoisonné de la mode et de l‘apparat..
Mais à part ça, je dois dire que j'ai plutôt apprécié Andrea. C'est un personnage bien écrit selon moi. Elle veut à tout prix rester lucide, garder un regard acerbe et ironique sur le monde dans lequel elle évolue. Elle ne s'intéresse pas à la mode et ne compte absolument pas travailler dans ce domaine toute sa vie. Elle essaie de rester fidèle à ses convictions et à ses idées. Elle tente aussi de garder un semblant de dignité malgré sa servitude. Elle décrit cette année de folie avec humour et détachement mais elle subit bien malgré elle l'isolement et l'humiliation constants causées par Miranda.
Malgré son côté ambitieux quelque peu surdimensionné, Andréa s’accroche pour réussir à entamer une carrière journalistique dans un grand journal de New York. Travailler pour Miranda Priestly relève de l’exploit, sans le moindre doute: être au bureau de 7h à 23h, aller faire les courses de la dame en question (aussi bien professionnelles que personnelles), choisir une baby-sitter pour ses deux filles, jumelles pourries-gatées et avoir a gérer la personnalité tyrannique et égocentrique de cette femme qui ne cesse d’avoir des exigences. Andréa essaie d’accomplir toutes ces tâches la tête haute, ne vit plus que pour et par MP mais à quel prix?
Ce 1er roman de Lauren Weisberger, best- seller s’il en est, est en fait basé sur sa propre expérience dans le milieu de la mode. Elle était en effet assistante d’Anna Wintour, rédactrice en chef du fameux magazine « Vogue ».
« Le Diable en Prada » est très facile et rapide à lire, amusant et sans prétention, plutôt bien écrit. C’est un divertissement de bonne facture et il ne faut pas en lui demander plus.



Ce roman a connu un gros succès de par le monde, une adaptation cinématographique (avec dans les deux rôles principaux Anne Hathaway et Meryl Streep)
est donc bien naturellement en cours de tournage. Et oui, pourquoi perdre du temps?
En voici quelques petites photos:




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