09.06.2009
Looking for Eric
Comme promis, je vous poste mon avis sur le dernier film de Ken Loach. Désolée pour le retard ! J'ai, de plus, tout plein d'autres choses à vous faire partager (mais qui viendront en temps et en heure :o))

Certains diront peut-être : un film sur le foot ? Mouais bof
... Et bien, ils auraient tort de penser ça !
Le talent de Ken Loach réside ici dans sa faculté à faire tomber les barrières. Pas besoin d'être fan de ballon rond pour apprécier Looking for Eric ! Son film est tellement bien écrit (son scénariste de toujours, Paul Laverty, a fait un travail exceptionnel), tellement bien interprété (Steve Evets, inconnu au bataillon est saisissant et touchant dans le rôle de ce postier dépressif / fan de foot /papa de deux adolescents difficiles /amoureux à la dérive ) et surtout tellement sincère et émouvant qu'on ne peut que tomber sous le charme. Le film est très très drôle (je sais, c'est difficile à croire, on est en train de parler de Ken Loach après tout !
) et m'a fait sourire aussi bien que rire aux éclats à multiples reprises. Je crois que je ne m'étais pas autant amusée au cinéma depuis un bon bout de temps !
Comment résister aux délicieux aphorismes d'Eric Cantona (qui ici, occupe une fonction thérapeutique, celle d'aider lors de brèves rencontres virtuelles un homme qui l'admire et qui peine à trouver un sens à sa vie) ? C'est au King Cantona du temps de Manchester United que nous avons à faire ici. Il joue la carte de l'auto-parodie ("I'm not a man. I'm Cantona" ) et confère un humour et un détachement bienvenus à un long-métrage qui se présente avant tout comme un film social. Le héros de l'histoire n'est pas Eric Cantona, mais l'autre Eric, Eric Bishop, un homme de la classe ouvrière (comme souvent chez Ken Loach) qui peine à avoir de l'autorité sur ses deux beaux-fils, un gentil glandeur et un possible futur délinquant
. Eric est déprimé. Il fait le bilan de sa vie et comprend qu'il a fait pas mal d'erreurs. Il ne s'est pas suffisamment ouvert à la femme qu'il aimait et doit en payer le prix ...
Le film est assez long (il fait environ 2h il me semble) mais on ne voit pas le temps passer. Il est très rythmé, les dialogues sont fluides et très bien écrits, les acteurs tous formidables et l'ensemble touchant, cocasse, poignant, hilarant même à certains moments. C'est un film sur l'amour du foot certes mais aussi (et peut-être surtout) sur la famille et l'amitié.
C'est pour l'instant mon plus grand coup de coeur cinématographique de l'année. ![]()
19:19 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
23.04.2009
Vanity Fair (de Mira Nair)
Non, je n'ai pas disparu de la blogosphère. J'ai juste moins de temps à accorder à mon blog, et sans doute aussi moins de motivation. Ce n'est pas faute de sujets à aborder pourtant ! J'ai encore une quantité de billets à écrire. Je n'ai pas non plus beaucoup commenté sur vos blogs et vous m'en voyez désolée ! Je vais essayer de rattraper mon retard dans les prochains jours.
Bon, trève de blablatage, je voulais vous parler d'un costum drama que j'ai vu la semaine dernière et qui date de 2004.

Il s'agit de l'adaptation de Vanity Fair avec Reese Witherspoon. Elle ne figurera pas parmi mes period dramas préférés mais j'ai tout de même passé un très bon moment en la visionnant.
Elle est très libre, très moderne. Les personnalités (en particulier celle Becky mais elle est loin d'être la seule) sont plus lisses que dans le roman, ou en tous cas moins scandaleuses.
Certains parti-pris de la mise en scène m'ont semblée plus que discutables, en particulier la fameuse danse orientale vers la fin. Ceci dit, les décors et les costumes, eux, sont vraiment somptueux.
J'ai apprécié la prestation de chaque acteur. Je trouve que Reese Witherspoon. s'est très bien débrouillée, elle a réussi à me toucher même si le personnage en lui-même (enfin, surtout celui du roman) me paraît assez antipathique. Toutefois, le film en lui-même manque peut-être un peu d'émotion. Elle abandonne son fils, devient une renégate mais on a l'impresssion que le processus se fait presque sans heurts ...
J'ai aussi découvert James Purefoy dans ce film. Et oui, honte à moi , même si je le connaissais déjà de vue, je n'avais jamais vraiment eu l'occasion d'apprécier son talent et son capital swoon. Et j'avais oublié qu'il avait interprété Tom Bertram dans Mansfield Park 1999 ! Je trouve qu'il aurait fait un excellent Mr Knighley ... Il correspond en tous cas presque parfaitement à l'image que je me fais de ce personnage physiquement ... L'acteur a un charisme pour le moins impressionnant.
C'est aussi un plaisir de retrouver la charmante Romola Garai (notre future Emma) dans le rôle de l'amie de Becky.
En conclusion, je dirais que le film a de quoi désarçonner les amateurs de films en costumes. L'atmosphère bollywoodienne y est pour beaucoup. Même si elle apporte un soupçon de légèreté et de fraîcheur orientale, je ne suis pas sûre qu'elle corresponde vraiment à l'atmosphère sombre et sulfureuse du roman de Thackeray. Mais j'ai regardé le film en ayant eu connaissance de ces libertés. Je n'ai donc pas été prise au dépourvu et ai apprécié le film pour ce qu'il est : un très bon divertissement.

19:43 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
23.02.2009
Un spectacle plein d'émotion

J'ai regardé les Oscars en direct. Mon rythme de sommeil sera sans doute chamboulé pendant encore quelques temps mais ce n'est pas bien grave, c'était une très belle cérémonie.
Hugh Jackman était un hôte absolument étonnant ! Je savais qu'il avait commencé sa carrière dans les comédies musicales mais jusqu'ici, je ne l'avais jamais vu briller ainsi sur scène. C'était fantastique ! Son show était d'une qualité époustouflante et pourtant, je suis loin d'être fan de ce genre de spectacles ... Mais Hugh, c'est Hugh ^^
J'ai particulièrement aimé sa petite scène de chant et de danse avec Anne Hathaway, qui était absolument radieuse. J'aime que les acteurs montrent qu'ils sont capables de se prêter à quelque chose d'aussi drôle et fantaisiste, ça prouve qu'ils ne se prennent pas au sérieux :o))
J'aurais cependant préféré que Hugh ait été plus présent par la suite, les remettants ont finalement fait presque tout le (reste du) travail. Dommage, c'est un présentateur qui ne manque ni de charisme ni de punch !

Voici un très petit échantillon des robes que j'ai préférées cette année :


Ne me demandez pas le nom des créateurs, je n'y connais strictement rien ! ^^
Le plus important reste tout de même le palmarès. Dans l'ensemble, je suis plutôt satisfaite des résultats. Je dis bien dans l'ensemble parce que même si j'ai beaucoup, beaucoup aimé Slumdog Millionnaire, je ne pense pas que ce soit le meilleur film en compétition. De toutes façons, tout ceci est bien sûr subjectif et on ne peut pas remettre en cause un palmarès qui, par essence, l'est tout autant !
Je suis un peu triste que The Curious Case of Benjamin Button n'ait remporté que 3 statuettes sur 13. Le fait qu'il n'ait pas gagné celui du meilleur scénario adapté (enfin, il est difficile de dire qu'il est adapté dans la mesure où la nouvelle de FS Fitzgerald fait à peine 50 pages ...) et de la meilleure photographie me dépasse complètement ! Enfin bref. Je suis aussi peinée que The Reader ait été aussi mis de côté ...
Mais ceci n'est pas très important puisque l'actrice dont je suis la carrière depuis plus de 10 ans et qui reste sans aucun doute celle que j'admire le plus est enfin repartie avec sa statuette, et ceci, après pas moins de 6 nominations !
Son speech était simple et émouvant. J'ai trouvé très touchant qu'elle pense à remercier Peter Jackson (qui lui a donnée son premier rôle) et Emma Thompson.
Bravo Kate !
Comme je l'ait dit dans mon dernier billet, j'ai eu aussi un gros coup de coeur pour Anne Hathaway. C'est une chance que son talent ait pu ainsi éclore dans un film aussi merveilleux que Rachel Getting Married. Anne est une actrice qui a su montrer qu'elle était capable de sortir des sentiers battus et d'accepter un rôle émotionnellement très difficile. Son rôle de Kim est à des années lumière de ceux qui l'ont fait connaître du public américain ...
Je retiens deux autres moments pleins d'émotions. Celui de la remise de prix à Heath Ledger bien entendu, encore plus poignant car dénué de tout pathos. Sa famille a fait preuve de beaucoup de dignité.
Le speech de Sean Penn a une résonnance tout particulière pour celles et ceux qui comme moi apprécient qu'un acteur n'oublie pas de faire référence au contexte politique et ose affirmer ses convictions haut et fort devant le tout Hollywood...
Voilà, c'était une cérémonie à la fois émouvante et spectaculaire. La cérémonie des Césars (que je regarderai comme chaque année) me paraîtra bien pâle en comparaison ;o) ...
20:44 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
17.02.2009
2 adaptations shakespeariennes
Comme vous l'aurez sans doute remarqué, je suis une passionnée d'adaptations. J'aime découvrir une oeuvre littéraire puis son pendant cinématographique ou télévisuel (pas forcément dans cet ordre). Je suis toujours très curieuse et impatiente à l'idée de pouvoir mettre des images sur des mots, des visages sur des personnages jusqu'ici seulement imaginés... Bien sûr, on ne peut pas toujours être d'accord avec les choix du réalisateur ou du scénariste ou encore ceux du casting mais le plaisir réside aussi dans la découverte d'un point de vue différent du sien :)
Pas plus tard que la semaine dernière, j'ai (re)découvert deux adaptations de deux tragédies shakespeariennes. Je vous en fait un bref compte-rendu :D
(Je viens de me rendre compte que c'est la toute première fois que je parle de Shakespeare sur mon blog, il n'est jamais trop tard pour bien faire !)

Romeo + Juliette (1997)
Bon, autant le dire tout de suite, je n'ai jamais été une fan de Baz Lurhman. Son travail, ce n'est tout simplement pas ma tasse de thé. Je lui reconnais un certain talent, naturellement (qui serais-je après tout pour affirmer le contraire ? ^^) mais aucun de ces films ne m'a véritablement enthousiasmée. Cela dit, Romeo + Juliette est sans doute l'oeuvre du réalisateur que je préfère ...
Vous savez peut-être déjà à quel point cette pièce me laisse indifférente. En fait, j'ai toujours été plus ou moins insensible à ce genre de shéma romantique. Je n'ai jamais beaucoup aimé les histoires d' amants maudits par les étoiles, à fortiori quand la fatalité qui s'abat sur le couple en question semble être le seul moteur du récit et la seule motivation des amants à s'aimer. Même si Romeo & Juliette a quelque chose de terrible qui la rend fascinante, je lui préfère d'autres pièces cruelles, comme Othello qui reste peut-être la tragédie de Shakespeare que je préfère ...
Je partais donc avec un à-priori négatif. Au final, pas de grande surprise : j'ai bien aimé mais sans plus. La mise en scène est exhubérante (voire même un brin parodique à certains moments), pleine de couleurs, de lumière, de panache. Mais voilà, tout ceci, c'est trop pour moi. Cet enchérissement dans les effets visuels, ce débordement, cette effusion de sentiments me laissent un peu pantoise, je dois bien l'admettre. Cela dit, je salue tout de même la volonté du réalisateur d'interpréter la pièce selon ses codes personnels.
Certaines scènes ont une esthétique très léchée. J'ai particulièrement aimé celle de la rencontre des amants, lorsque leurs regards se croisent et se cherchent à travers un aquarium. Certains morceaux de la bande-originale sont franchement inoubliables comme le merveilleux Kissing You de Des' ree
Dicaprio est magnifique en Romeo (et pas seulement physiquement) mais je ne suis pas surprise, je le considère comme l'un des meilleurs acteurs à l'heure actuelle. Son Romeo est comme il devrait être, lumineux et passionné. Claire Danes est un peu plus en retrait mais très bien également, émouvante de douceur et de fragilité.
MacBeth (Shakespeare Retold - BBC 2005)
Cette adaptation a été diffusée en 2005 sur la BBC dans le cadre d'une saison shakespearienne. Pour l'instant, seul le dvd de MacBeth est sorti en dvd zone 2 français. On attend toujours ceux de The Taming of the Shrew (La mégère apprivoisée), Much Ado About Nothing (Beaucoup de bruit pour rien) et A Midsummer Night's Dream.
Cela dit, si vous souhaitez les découvrir, sachez qu'elles toutes disponibles dans un seul et même coffret mais il vaut mieux avoir un bon niveau d'anglais pour les apprécier à leur juste valeur (tout particulièrement MacBeth, dans laquelle l'accent écossais de James McAvoy peut prendre un peu au dépourvu^^)
MacBeth est très déconcertant. La BBC a souhaité ici produire des adaptations très modernes et le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec ce téléfilm, elle y réussit. Non pas que Shakespeare ait besoin d'être modernisé, ou remis au goût du jour. Son génie réside aussi et surtout dans le fait que ses pièces sont intemporelles, que les tragédies qu'il met en scène peuvent parler à un public moderne. MacBeth nous le prouve d'ailleurs très bien. Cette tragédie (l'une des plus terribles de Shakespeare) n'a pas pris une ride.
L'idée de transposer la pièce dans un grand restaurant est absolument brillante. Ce décor est fermé, presque hermétique au monde extérieur. C'est un petit monde hiérarchisé, avec ses lois, ses codes. Et de ce fait, les passions y sont exacerbées, et c'est finalement sans surprise qu'on voit la folie pointer le bout de son nez.
James McAvoy nous livre une prestation éblouissante du début à la fin. Il campe un chef cuisinier extrêmement doué et dur à la tâche mais qui se fait voler la vedette par le patron du restaurant. Il se voit refuser les lauriers qu'il aurait pourtant largement mérités. On le voit suer sang et eau pour son métier. Sa femme, incarnée par la non moins talentueuse Keeley Hawes, ne peut se résoudre à voir son mari se faire aussi injustement traité. Elle lui souffle une idée, celle d'un crime ... Soif de pouvoir, ambition, rancoeur, jalousie, remord, obsession jalonnent le récit. Le film nous plonge dans ls tourments de l'âme humaine avec maestria, il est insidieux, implacable.
La mise en scène est très travaillée. Un grand soin est apporté au décor, à la lumière. Le sang y occupe une place fortement symbolique. Sa couleur jure avec le blanc et l'acier de la cuisine, les ténèbres qui environnent les personnages. Il est aussi très présent dans les rêves qui hantent MacBeth.
Cette adaptation de Macbeth se veut résolumment moderne et novatrice et donne un nouvel écho à la cruauté de la pièce. C'est une vraie réussite !
23:25 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
13.02.2009
The Young Victoria

Mon récent billet sur les films dont j'attends la sortie avec impatience en 2009 était décidément loin d'être exhaustif. Il y a un film en costumes que j'ai absolument hâte de découvrir : The Young Victoria, avec dans le rôle vedette la formidable Emily Blunt (vue dans le très bon My Summer of Love, mon film-doudou The Jane Austen Book Club mais aussi dans Dan in real life, Le Diable s'habille en Prada etc.). A ses côtés, on retrouve Rupert Friend (que j'ai trouvé très peu charismatique dans Pride & Prejudice - mais je ne demande qu'à être agréablement surprise par sa prestation dans ce film ainsi que dans Chéri de Stephen Frears) et un Paul Bettany vieillissant (les maquilleurs sont décidément très doués !)
Comme son titre l'indique, The Young Victoria est un biopic consacré à la jeunesse de la reine Victoria. Il était temps qu'on s'attarde un peu sur cette figure emblématique après avoir traité en long, en large et en travers de la vie d'Elizabeth I ...
Le site officiel (qui est est franchement sompteux ! ) propose une foule de choses. On peut entre autres y voir la bande annonce, que je trouve d'ailleurs fort alléchante (par contre, il faudrait peut-être penser à changer un peu de musique ...)

NB : je réponds à vos coms et à vos mails dans la soirée ! :D
17:24 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
09.02.2009
Revolutionary Road

Le film de Sam Mendes, comme le roman de Richard Yates avant lui, m'a bouleversée.
Revolutionary Road donne à réfléchir sur bien des aspects de la vie, à commencer par la conception du bonheur. Peut-on le trouver dans le confort matériel, dans un univers policé et plein de conventions ?
Frank et April sont mariées, ont deux enfants, et vivent dans une banlieue américaine banale et étriquée. Leur rencontre -qui nous est dévoilée au début du film - s'avèrera le seul moment de vrai bonheur de tout le film. Le couple d'acteurs, encore entourée d'une aura romantique, joue ici la carte de l'amertume. Le couple, peu à peu, se fissure devant nos yeux et nous sommes désarmés.
April est écoeurée par son mode de vie, sa médiocrité et son hypocrisie. Elle souhaite faire comprendre à son mari que sa stature intellectuelle est bien au-dessus de son emploi et qu'il mériterait d'en trouver un autre pour lequel il aimerait se lever tous les matins. April prend un recul vertigineux. Sa soif de renouveau, sa détermination, sa volonté de s'extraire d'une société qui l'avilie, est le moteur de ce film. A son contact, c'est une petite galerie de personnages qui se révèle, voire se trahit. A commencer par leurs voisins, Shep et Milly, devenus leurs amis, qui leur apparaissent à la fois si similaires et si différents. Ou encore l'agente imobilière (formidable Kathy Bates - tiens, encore un clin d'oeil à Titanic !), mortifiante de conformisme et d'hypocrisie. Et puis, bien sûr, il y a son fils, incarné par un Michael Shannon troublant et étrange à souhait
Ses quelques scènes sont d'une intensité à couper le souffle, et sa présence révèle encore davantage aux personnages leur impuissance. Bizarrement, c'est un malade sortant d'un hopital psychiatrique qui fait figure d'Oracle de vérité !

La mise en scène de Sam Mendes est précise et rigoureuse. Elle dissèque plus qu'elle ne montre. Il filme ses personnages au plus près, de manière assez théâtrale, sans artifices. A l'image de Richard Yates, il ne cherche pas à en faire plus que ce qui est exigé par l'histoire.
On n'y trouve aucune envolée lyrique, Sam Mendes ne cherche pas à apaiser son spectateur, et encore moins à le ménager.
On pourrait s'attendre à une sorte de désengagement de sa part tant la mise en scène est froide, rigide, mais il n'en est rien. Et cela, grâce à deux interprètes tout bonnement magistraux. Kate Winslet et Leonardo DiCaprio prouvent - comme s'ils en avaient besoin - qu'ils font inconstablement parti des acteurs majeurs de notre temps. Ils se dévoilent d'une manière absolument époustouflante. Ils s'abandonnent et s'exposent complètement aux yeux des spectateurs. Il est rare de voir des interprètes s'investir et s'engager dans une voie aussi difficile.
Le film est LE grand oublié des Oscars. Kate qui a reçu un Golden Globe pour son interprétation d'April n'est cette fois nominée que pour The Reader. Quant à Leonardo, qu'il ait été une fois de plus snobé par l'Académie cette année, me laisse perplexe au plus haut point ...

14:17 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
26.01.2009
Le Times met à l'honneur les jeunes talents anglais ...
Les BAFTA (équivalents anglais de nos césars) auront lieu le 8 février prochain. Pour fêter cet évènement à venir, le Times a décidé de mettre à l'honneur quelques uns des talents british, en nous faisant profiter de quelques clichés complètement inédits !
Vous pouvez en voir la liste complète ici.
J'ai décidé d'inclure dans ce billet uniquement les jeunes acteurs et actrices que je connais
Gemma Aterton

Vue dans : St Trinian's, Lost in Austen (ITV), Quantum of Solace, Tess of the d'Urbervilles 2008 (BBC) ...
Eddie Redmayne

Vu dans : The Good Sheperd, Savage Grace, Elizabeth : The Golden Age, Tess of the d'Urbervilles 2008 (BBC), The Other Boleyn Girl ...
Romola Garai

Vue dans : I Capture the castle, Daniel Deronda (BBC), Angel, Atonement ...
Rachel Hurd-Wood

Vue dans : Peter Pan, Le Parfum, Dorian Gray ...
Hayley Atwell

[center]Vue dans : Mansfield Park 2007 (ITV), Cassandra's dream, Brideshead revisited, The Duchess ...
Et je garde le meilleur pour la fin ...
Hugh Dancy

Vu dans : David Copperfield, Ella Enchanted, Daniel Deronda (BBC), Shooting Dogs, Elizabeth I, The Jane Austen Book Club, Confessions of a shopaholic ...
le Matthew Goode de Galy !!!!!! (cette photo n'est-elle pas tout à fait charmante ??)

Vu dans : He knew he was right (BBC), My Family and other animals, Match Point, Brideshead revisited, Watchmen ...


Bien entendu, le Times ne donne qu'un très petit échantillon des acteurs british en vogue et promis à un brillant avenir. Il en manque des tas ! Où sont par exemple Felicity Jones, Emily Blunt ou encore Carey Mulligan ?
17:50 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
17.01.2009
Do you like marshmallows ?

18:56 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.01.2009
Bravo Kate !

La nuit dernière, mon actrice préférée a été récompensée par pas moins de 2 Golden Globes : celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour The Reader et celui de la meilleure actrice dans un premier rôle pour Revolutionary Road ! Inutile de vous dire que je suis très contente pour elle, j'espère que les Oscars ne l'oublieront pas (une fois de plus ...) !
L'info (relayée par Yahoo) :
Une autre Britannique est repartie comblée de la cérémonie, Kate Winslet, qui a enlevé le Golden Globe de la meilleure actrice dans un drame pour "Les noces rebelles" après avoir raflé celui du second rôle pour "Le liseur".
Emue aux larmes, celle qui n'avait jamais gagné aux Globes où elle était nommée pour la sixième et septième fois, a remercié son mari Sam Mendes, réalisateur des "Noces rebelles", et son partenaire à l'écran Leonardo DiCaprio, qu'elle retrouve dans ce film 11 ans après "Titanic".
"Je t'aime de tout mon coeur", a-t-elle dit à "Leo" qui lui a lancé des baisers.
EDIT : Le mieux, c'est quand même de regarder la video ^^

J'ai un peu de retard dans mes billets et mes commentaires. J'espère pouvoir le rattraper dans la journée !
Au programme : quelques nouveaux billets coups de coeurs, musicaux, littéraires et cinématographiques
15:27 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
07.01.2009
Quelques films que j'attends avec impatience en 2009 ...
JANVIER (France)
Inkheart (Coeur d'encre)



De : Iain Softley
Avec : Brendan Fraser, Paul Bettany, Helen Mirren, Eliza Bennett, Andy Serkis etc.
Adapté du roman de Cornelia Funke
Arguments de poids : j'ai lu le roman l'année dernière et je l'ai plutôt bien aimé (sans toutefois l'adorer). L'univers inventé par Cornelia Funke est riche, je suis impatiente de pouvoir le voir en images. Le casting me plaît plutôt bien (en particulier Brendan Fraser - choisi par l'auteur elle-même - et Paul Bettany)
FEVRIER (USA)
New York, I love you


De : tout plein de monde ^^
Avec (comme il s'agit d'un ensemble de court métrages, on y retrouve un grand nombre d'acteurs) : Natalie Portman, Ethan Hawke, Julie Christie, Christina Ricci, Shia LeBoeuf, John Hurt ...
Arguments de poids : Paris, je t'aime m'a beaucoup marquée. Bien sûr, je n'ai pas aimé la totalité des court-métrages présentés mais c'est tout à fait normal, il y en avait vraiment pour tous les goûts ! Si ce projet m'intéresse, c'est aussi pour la présence de Natalie Portman (je vais voir tous les films avec cette actrice) qu'on retrouvera aussi bien devant que derrière la caméra !
The Reader

The Reader
De : Stephen Daldry
Avec : Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross
Adapté du roman de Bernhard Schlink
Arguments de poids : j'ai adoré le roman (j'ai même dû préparer un exposé en histoire en seconde à son sujet), j'adore Kate Winslet, j'adore Ralph Fiennes et je suis très admirative du travail de Stephen Daldry (à qui on doit déjà le merveilleux The Hours)
The Boat that rocked

De : Richard Curtis
Avec : Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy, Emma Thompson, Gemma Aterton, Kenneth Brannagh, Rhys Ifans, ...
Arguments de poids : Richard Curtis (j'ai l'impression que je n'ai pas vu un film de lui depuis des lustres !), le synopsis, le genre (une comédie douce-amère se passant dans les années 60 sur fond de pop musique) et le casting, bien évidemment
JUIN (USA)
17 Photos of Isobel

De : Don Roos
Avec : Natalie Portman, Scott Cohen
Adapté du roman de Love and other impossible pursuits d' Ayelet Waldman (que je compte bien lire !)
Argument de poids : Nataliiiiiiiiiiiiiiie
NOVEMBRE (UK)
Dorian Gray


De : Oliver Parker
Avec : Ben Barnes, Colin Firth, Rachel Hurd-Wood, Rebecca Hall, Fiona Shaw, Emilia Fox, Ben Chaplin
Adapté du roman d'Oscar Wilde
Arguments de poids : le casting qui me semble, au premier coup d'oeil en tous cas, réussi et bien sûr le fait qu'il soit adapté d'un roman d'un de mes auteurs favoris.
OCTOBRE (France)
Public Enemies



De : Michael Mann
Avec : Johnny Depp, Christian Bale, Marion Cotillard, Billie Crudup, David Wenham, Leelee Sobieski, Emilie de Ravin, Carey Mulligan
Inspiré du roman de Bryan Burrough
Arguments de poids : le casting (un duel entre Depp et Bale !!!!), le réalisateur, le genre (un film de gangsters ^^)
DECEMBRE (???)
Chéri



De : Stephen Frears
Avec : Michelle Pfeiffer, Kathy Bates, Rupert Friend, Felicity Jones
Adapté du roman de Colette (un de mes préférés)
Arguments de poids : Le réalisateur (j'ai aimé son adaptation des Liaisons Dangereuses, ainsi que celle de High Fidelity sans oublier le biopic The Queen), les actrices (je connais finalement assez mal Rupert Friend) et le roman me plaisent énormément. Que demander de plus ?
(sortie inconue)
The Last Station


De : Michael Hoffman
Avec : Christopher Plummer, Helen Mirren, James McAvoy, Anne Marie Duff
Adapté du roman de Jay Parini
Arguments de poids : il s'agit d'un biopic sur Tolstoï, quand même ! Ce film traite en fait de la difficulté que l'auteur a eu de trouver un équilibre entre sa gloire et sa volonté de mener une existence dépourvue de tout matérialisme ... Le casting est très prometteur également (James McAvoy sait décidément choisir ses films ...)
Et vous y a-t-il un - ou plusieurs - longs métrages qui vous font de l'oeil et que vous envisagez d'aller voir dans les salles obscures cette année ?
19:07 Publié dans Grand écran | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

























