26.08.2009

Unforgiven

8579296x.jpgUnforgiven nous raconte l'histoire de Ruth Slater (Suranne Jones) qui a passé ces quinze dernières années emprisonnée pour le meurtre de deux policiers. La jeune femme doit reconstruire sa vie mais est toujours hantée par l'endroit où tout a commencé : la ferme Hanging Stones. Même si elle essaie de penser à son avenir et à son nouveau petit ami Brad, Ruth est incapable d'oublier son passé et sa petite soeur, Katie, qu'elle a été forcée d'abandonner.

Choqués d'apprendre que la femme qui a tué leur père a été relâchée, Kieran (Jack Dream) et Steve (Matthew McNulty) ont soif de vengeance. Les deux frères décident de faire leur propre loi. Mais jusqu'où sont-ils capables d'aller ? Peuvent-ils vraiment faire ce qu'elle a fait à leur père ?

Au fur et à mesure que les détails du passé de Ruth sont révélés, il est de plus en plus difficile pour Ruth de garder son travail et ses relations. Elle se rend rapidement compte bien malgré elle que sa libération va avoir des conséquences fâcheuses sur de nombreuses personnes ...

La télé britannique n'a définitivement pas fini de m'enthousiasmer. Cette mini-série dramatique de 3 épisodes est à voir impérativement. Elle est provocante, intense et finement écrite.

J'ai lu que la scénariste, Sally Wainwright avait également écrit le script de Sparkhouse, ça ne m'étonne pas plus que ça (même si je trouve Unforgiven bien supérieur). Dans ces 2 productions, elle semble toujours vouloir inscrire le drame dans une sorte de misère sociale.

Le scénario est très prenant. J'ai été scotchée durant toute la durée de la mini-série. Il n'y a pas de temps mort. Chaque épisode est bien ficelé et construit. L'ensemble est palpitant et très intense.

J'ai été absolument bluffée par les prestation des acteurs, aussi bien ceux interprétant les rôles principaux que mineurs. Il n'y a pas à dire, les anglais savent vraiment y faire !
L'actrice principale, Suranne Jones, que je ne connaissais absolument pas jusqu'ici, est tout bonnement phénoménale. Je crois qu'il n'y a pas d'autre mot. J'ai trouvé son jeu subtile, touchant, poignant et surtout, incroyablement inspiré. Presque à chacune de ses scènes, je me demandais où elle puisait cette force d'interprétation ! 
Il en va de même pour les seconds rôles. Ils sont tous d'une crédibilité inouïe.
Le jeune acteur Matthew McNulty est ici à des années lumière de son interprétation du charmant Fisher Bloom de la série Lark Rise to Candleford. Je crois qu'on peut difficilement trouver moins glamour que ce rôle.

Ce qui fait de cette mini-série une oeuvre aussi réussie, c'est l'émotion qui s'en dégage. L'intrigue est extrêmement dramatique (on parle quand même de rédemption, de la réhabilitation d'une ex-détenue et du désir de vengeance de ceux qu'elle a blessée) mais on ne ressent aucune lourdeur malvenue. La proximité avec les différents personnages est telle qu'on ressent intensément ce qui se passe.

En bref, je dirais qu' Unforgiven est une des meilleurs productions télé que j'ai vues depuis longtemps. Je vous la conseille fortement !

Note : le dvd est disponible en zone 2 avec uniquement des sous-titres anglais ...

25.04.2009

Beau Brummel : This Charming Man

bb.jpgVous connaissez mon amour des costum dramas et mon intérêt soudain pour l'acteur britannique James Purefoy (cf dernier billet). J'ai donc regardé le biopic de Beau Brummel diffusé sur la BBC en 2006 et j'ai beaucoup aimé.  D'ailleurs, je remercie Camille pour le lobbying, je n'en avais jamais entendu parler auparavant Embarassed

Ce n'est pas le meilleur period drama que j'ai vu (enfin, tout est relatif ...) mais j'ai passé un très bon moment. Pour celles et ceux qui l'ignorent, Beau Brummel est considéré comme le tout premier dandy, l'arbitre de la mode sous la Régence du Royaume-Uni.

La mise en scène est pleine de punch et donne une touche de modernité à l'ensemble, ce qui correspond finalement à merveille à la personnalité de Brummel.

James Purefoy est juste époustouflant dans ce rôle !  Quel prestance, c'est impressionnant ! Shocked Cet acteur a un charme des plus magnétiques ! Dans le rôle du prince régent, on retrouve un Hugh Bonneville égal à lui-même, c'est à dire formidable. Leur duo est pour moi l'un des excellents points de cette production.

Le téléfilm montre très bien le caractère subversif de Beau Brummel, sa soif de renouveau, son talent d'artiste précurseur... C'est aussi un personnage qui dérange les mentalités et les moeurs de l'époque. Son "amitié" avec le prince régent puis avec Lord Byron a suscité de vifs commentaires de la part de ses ses contemporains ...

Plein d'autres billets à venir !

 

04.04.2009

Lark Rise to Candleford saison 2 (BBC)

lr.jpgJe n'ai pas chroniqué de productions BBC depuis un petit moment déjà, je me ratrappe donc avec un petit compte-rendu (garanti sans spoilers majeurs) de la 2ème saison de la série Lark Rise to Candleford. J'avais passé de très bons moments devant les 10 épisodes de la 1ère saison (cf billet ici ), et je suis loin d'avoir été la seule puisque la BBC, consciente du succès qu'elle a rencontré, a rapidement commandé une 2ème saison ! Une troisième saison est d'ailleurs déjà en préparation mais j'en parlerai en temps et en heure ...

Quel plaisir de retrouver deux de mes héroïnes préférées ! Laura (Olivia Hallinan) et Dorcas (Julia Sawalha) sont tout aussi attachantes que dans mes souvenirs ! Si la série ne brille pas particulièrement par sa force dramatique, elle n'en est pas moins très bien écrite et surtout incroyablement bien interprétée ! Tous les acteurs s'en donnent à coeur joie, qu'ils incarnent des personnages de premier ordre ou qu'ils soient ce que je pourrais appeler des "seconds couteaux". Ils apportent tous leur pierre à l'édifice et livrent des prestations mémorables, chacun à leur manière.

Dans cette 2ème saison, nous continuons donc de suivre les aventures des habitants de Lark Rise et de Candleford. L'arrivée de James Dowland (formidable Jason Durrell) à Candleford bouleversera la quiètude de la petite ville. Mr Downland, self-made man et nouveau propriétaire de l'auberge a en effet bien l'intention d'y apporter une touche de renouveau et de modernité. Et ce n'est bien sûr pas au goût de tout le monde. Candleford se voit donc plongée un peu malgré elle à l'ère de l'industrialisation ! Cette nouvelle année marque également l'arrivée de nouveaux protagonistes. Outre Mr Dowland, le spectateur fait la connaissance de Minnie. Après la mort de Zillah, Dorcas Lane a en effet dû engager une nouvelle domestique et pas sûre que cette jeune fille, étourdie, maladroite et immâture puisse faire l'affaire ! Mais peu importe, Minnie est là pour nous faire rire et nous émouvoir et elle y réussit très bien.

C'est en fait un peu le cas de tous les personnages. Dans cette 2ème saison, ils se dévoilent davantage, prennent de nouvelles responsabilités. Leurs personnalités se développent avec justesse et sensibilité. Leur évolution est tout simplement passionnante ! Après le départ de Sir Timothy pour Londres, Dorcas prend peu à peu conscience qu'elle peut à nouveau ouvrir son coeur à quelqu'un, Thomas Brown et Miss Ellison sont sur le point de se fiancer, Alf tombe sous le charme d'une jeune fille qui n'est pas Laura (!!), les soeurs Pratt se montrent bien moins méprisables qu'on aurait pu le croire ... Et Laura tombe amoureuse d'un jeune homme qui n'est pas vraiment fait pour elle, Fisher Bloom (un vrai scene stealer si vous voyez ce que je veux dire ^^). Fisher est interprété par Matthew McNulty, un acteur à suivre puisqu'il sera bientôt à l'affiche du prochain film de Ken Loach...

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D'un point de vue général, la 2ème saison s'avère plus drôle, plus émouvante (plus tout, finalement) que la première. Certains épisodes mettent en scène la quintessence même de ce que j'aime trouver dans un period drama. La qualité de la série réside, outre la présence d'acteurs britanniques tous plus brillants les uns que les autres, dans le formidable dosage des tonalités. C'est drôle sans tomber dans le grotesque, romantique sans être mièvre, charmant sans être convenu etc.

Enfin, je dirais que c'est la série parfaite à déguster le soir en prévision d'une journée harassante le lendemain ! Elle est capable, le temps d'un épisode, de vous dépayser. L'atmosphère de l'ensemble, chaleureuse et conviviale, met du baume au coeur, tout simplement :)

NB : Le coffret sera disponible dès le 20 avril. Il ira à coup sûr rejoindre ma dvdthèque ! :D

18.02.2009

He Knew He was right BBC 2004 : une pépite

51DGT6DER1L.jpgJusqu'ici, je ne connaissais l'auteur Anthony Trollope qu'à travers l'un des ses romans, Miss Mackenzie (lu en décembre dernier et beaucoup aimé - cf billet ici). La BBC a proposé quelques adaptations de ces oeuvres, dont He Knew he was right, une mini-série de 4 épisodes datant de 2004 et tiré d'un roman de pas moins de 900 pages !

Moins célèbre que d'autres adaptations diffusées sur la chaîne, elle n'en est pas moins une très belle réussite ! Je suis ravie de l'avoir enfin découverte car je la classerai dorénavant sans le moindre doute parmi mes period dramas favoris. J'y ai absolument tout aimé : de la mise en scène aux décors, en passant par la photo, la musique, les personnages ou encore le casting, les dialogues et le scénario (qu'on doit, encore une fois, au très prolifique Andrew Davies). Après l'avoir visionné, Anthony Trollope m'apparaît définitivement comme l'un des meilleurs peintres de la société victorienne.

Mais avant de vous faire part de mon enthousiasme, j'aurais dû vous planter le décor et vous donner quelques clefs de l'intrigue :D
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He Knew He was right est récit formidablement construit, où on suit les destinées (plutôt sentimentales, devrais-je dire) de plusieurs personnages. Au premier plan, il y a le jeune et séduisant Louis Trevelyan et son épouse, Emily. Il l'a rencontré sur les Iles  Mandarin (fictives bien entendu) et est rapidement tombé amoureux de cette jolie jeune femme, sprituelle et intelligente. Il a demandé sa main à son père, alors ambassadeur de Grande-Bretagne et sont ensuite venus vivre à Londres. Le début nous montre un couple très heureux et amoureux. Mais bien sûr, comme on peut s'y attendre, le tableau de cette petite famille idyllique (ils ont un petit garçon) tend peu à peu à se fissurer. Les visites du Colonel Osborne, le parrain d'Emily et vieil ami de son père (incarné par un formidable Bill Nighy, décidément habitué à ce genre de rôles méprisables) se font de plus en plus fréquentes et insupportent Louis qui voit d'un très mauvais oeil que ce séducteur notoire s'approche aussi insidieusement de son épouse ... Louis est quelqu'un de terriblement passionné et la jalousie le consumme inexorablement ... Oliver Dimsdale (que je ne connaissais que pour l'avoir vu dans la saison 2 de Lark Rise to Candleford) est absolument remarquable dans le rôle de ce mari torturé. Il m'a beaucoup émue. Sa progression dans la folie est sidérante. On croit à ses tourments et même si on comprend peu à peu qu'il est paranoïaque et qu'on aimerait qu'il arrête de s'entêter de la sorte, on ne peut qu'être touché par son désarroi...

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Laura Fraser, qui joue son épouse, a été pour moi une révélation également. Son jeu, tout en nuances, est tout aussi poignant. On ne peut que trembler à ses côtés et souhaiter qu'elle ait assez de force pour résister à l'adversité. Comme souvent chez Trollope, les personnages féminins sont très forts. Emily est une jeune femme entière, passionnée, qui ne peut en aucune façon accepter de compromis. C'est une épouse et une mère qui se voit accuser des pires tords mais qui garde néanmoins la tête haute. Il fallait une actrice talentueuse pour incarner une telle femme et Laura Fraser, en plus d'être magnifique, y parvient parfaitement ! Emily a une soeur cadette qui lui est dévouée, Nora (Christina Cole) et à son image, comme elle nous le prouve par la suite. Fille d'un ambassadeur, elle ne peut qu'épouser un beau parti. Mais elle est amoureuse de Hugh Stanbury (Stephen Campbell Moore), l'un des meilleurs amis de Mr Trevelyan, son beau-frère.

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Hugh est un journaliste. Il vit de manière plutôt précaire, surtout après avoir appris que, du fait de sa position et de ses convictions sociales et politiques, il n'héritera rien de sa tante, l'acariâtre Jemima Stanbury (Anna Massey, excellente encore une fois). Mrs Stanburry est une riche veuve, capricieuse et caractérielle mais qui s'avèrera beaucoup plus déconcertante et imprévisible (dans le bon sens du terme) qu'on ne l'aurait pensé ! Encore une corde à l'arc de Trollope : sa faculté à créer des personnages ambivalents et finalement très attachants. Mrs Stanburry est un personnage franchement inoubliable. Une lady prisonnière d'un carcan victorien mais tout de même capable de douceur et d'empathie.

Et puis, il y a aussi les soeurs de Hugh, les non moins attachantes Priscilla (impressionnate de cynisme) et Dorothy, qui ira vivre auprès de sa tante, Mrs Stanbury, et dont elle gagnera très vite l'affection. Nous faisons aussi la connaissance du révérend Gibson (David Tennant), ridicule s'il en est dans son rôle de briseur de coeurs^^

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He Knew He was right mérite nettement plus d'échos et de considération que ce qu'il a eu. Sa qualité réside dans toute une quantité d'aspects. Un grand soin est apporté à chaque détail. Les images sont lumineuses, la lumière impeccable, les décors savamment choisis (comme celui de la cathédrale du Somerset), les costumes exquis (tout particulièrement les robes d'Emily et de Nora qui sont du plus bel effet)... La mise en scène est tellement réussie que lorsque les personnages s'adressent au spectateur pour leur livrer quelques bribes de leurs pensées, il n'en est pas surpris. Tout se fait naturellement.

Décidément, les adaptations BBC n'ont pas fini de m'enthousiasmer ! He Knew he was right est une pépite qui a sa place dans toutes dvdthéques de period dramas qui se respectent.

Je n'ai qu'une envie maintenant : commander et lire le roman ! :D

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31.01.2009

Affinity (adaptation du roman de Sarah Waters)

aff.jpgDans l'Angleterre victorienne, Selina, une médium, est emprisonnée pour meurtre à Millbanks, au coeur de Londres. Margaret, elle, est une jeune célibataire cultivée et de bonne famille qui, à la suite de la mort de son père, a décidé de visiter des détenues pour tenter d'alléger leur sort.

Les deux femmes se rencontrent et, dans l'atmosphère oppressante de la prison et le sinistre d'une cellule, se livrent l'une à l'autre ...

Ce téléfilm (d'un durée d'une heure et demi environ) est l'adaptation du roman du même nom d'un de mes auteurs britanniques contemporains préférés, Sarah Waters.

Le téléfilm est à l'image du roman : sombre, ténébreux, sensuel (quoique tout de même bien moins que Du Bout des Doigts) et surtout, délicat et intimiste. La mise en scène participe à le rendre aussi poignant et équivoque que l'oeuvre originale. Elle est très élégante. La lumière, elle, est crépusculaire, l'atmosphère sombre sans être morbide. La photo est très soignée. L'éclairage s'attarde sur des visages, des objets et nous révèle ainsi des émotions, des sensations que des dialogues ne seraient sans doute pas à même de dévoiler. Le charme de l'oeuvre de Sarah Waters réside aussi en cela, la suggestion, la subtilité dans la peinture des caractères et des sentiments.254.jpg

Affinity est aussi un remarquable portrait de femme. Margaret est montrée comme une jeune personne en quête d'une identité (sexuelle ?) que la société victorienne lui refuse. Sa rencontre avec Selina lui fera comprendre qui elle est et surtout, qu'elle a droit au bonheur, même si celui-ci n'est pas en adéquation avec les convenances de l'époque. C'est un personnage éminemment romantique dans la mesure où elle livre son coeur totalement, et ce, au risque de se brûler les ailes. Sa sobriété, son apparente froideur cache un tempérament de feu.

Selina est différente. Elle sait ce qu'elle veut et ne s'en cache pas. Elle est mystérieuse, attire irrésistiblement Margaret et pense avoir trouvé en elle son âme soeur (son affinité, d'où le titre ...). Bien qu'inquiètante, c'est une figure douce et captivante. L'actrice qui l'incarne, Zoé Tapper, a fait un travail remarquable. Elle parvient à charmer le spectateur presque autant que Margaret.

Affinity est empreint de fantastique. L'étrange cotoît le réalisme du quotidien de Margaret et celui, plus sépulcral, de la prison pour femmes de Millbanks. Selina se dit médium. Elle et a souvent participé à des séances de spiritime, très en vogue à l'époque victorienne. Elle affirme pouvoir communiquer avec les esprits et ainsi, faire le lien entre les vivants et les morts. Les scènes de spiritisme, très bien filmées, m'ont totalement convaincue. On n'en est pas effrayé mais on a quand même un tout petit peu la chair de poule !

Affinity traite avant tout de l'obsession et de ce que celle-ci nous entraîne à faire. La passion amoureuse aussi bien que le désir chavirent les coeurs en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. C'est aussi une oeuvre métaphorique, où la prison de Millbanks ou même le surnaturel ne sont que des prétextes servant à dépeindre avec encore plus de nuances et de lyrisme les sentiments et les troubles émotionnels.

Un téléfilm envoûtant ! 

28.01.2009

Wuthering Heights ITV 2009 (épisode 1)

Voici mon avis sur le premier épisode de la nouvelle adaptation de Wuthering Heights, d'Emilie Brontë.

prod_p11.jpgJe ne fais pas partie des fans du roman (dans le sens ou je l'aime bien sans toutefois l'adorer Wink ). Mes attentes n'étaient sans doute pas très grandes mais j'ai passé un bon moment.

Tout d'abord, je trouve le duo d'acteurs absolument impeccable. Tom Hardy et Charlotte Riley m'ont totalement convaincue. De même que les autres acteurs, à commencer par Andrew Lincoln (toujours aussi charmant ^^) dans le rôle d'Edgar Linton mais aussi Burn Gorman (vu notamment dans Bleak House 2005) dans celui d'Hindley.
Dans ce 1er épisode, nous ne faisons qu'apercevoir Hareton mais du peu que j'ai vu de lui, je crois pouvoir dire qu'il est aussi très bien choisi (ne serait-ce que physiquement). Comme c'est peut-être le personnage que je préfère, j'ai hâte de le voir en scène !

L'épisode est rondement mené, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Toutefois, il n'est pas parfait. Comme je l'ai dit un peu plus haut, je serais encline à être assez tolérante en ce qui concerne les modifications apportées par rapport au roman mais je suis consciente qu'elles ne seront pas au goût de tout le monde ...

Certains pourraient peut-être trouver l'épisode un peu lisse. Il Heights_1.jpgme semble assez évident qu'on a souhaité que les spectateurs s'attachent rapidement à Catherine & Heathcliff.
Catherine me semble moins audacieuse que dans le roman (même si on a droit à de jolies scènes comme celle où elle et Heathcliff espionnent les Linton par la fenêtre de leur salon et sont pliés en deux à la vue d'Edgar dansant tout seul) et surtout, beaucoup plus sympathique ... Elle n'est plus vraiment la fille effrontée et quelques fois aussi un peu méchante dépeinte dans le roman ...
Sur ce point, l'adaptation me semble mal traduire le côté subversif de l'oeuvre d'Emily Brontë. Mais j'attends tout de même de voir ce que nous réserve la 2nde partie.

En ce qui concerne Heathcliff, je dois dire qu'il me plaît bien plus que je ne l'aurais pensé à la vue des photos promos. Il est ténébreux (sa voix très grave y est sans doute pour beaucoup) et même si je ne swoone pas sur lui, je le trouve assez séduisant ^^ Et chose importante : l'alchimie entre lui et Catherine est palpable. 
Voilà ! Donc, en bref, je dirais que cet épisode m'a tenue en haleine, malgré son ambiance  moins sinistre et sombre que le roman.

Je posterai mon avis sur la suite très bientôt :)

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Tom Hardy dans son costume Heathcliffien

25.10.2008

Lost in Austen : Pride & Prejudice revisited

 

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Jane Austen fait vendre, sans le moindre doute ! Après les adaptations "classiques",  d'autres qui le sont beaucoup moins (Clueless, Bride & Prejudice) et des films dérivés (comme The Jane Austen Book Club), voici venue une production d'ITV au concept totalement déjanté : Lost in Austen. Cette mini-série de 4 épisodes n'a pas  seulement eu un succès  retentissant outre-manche, elle a aussi fait couler beaucoup d'encre. Quoi de plus normal puisqu'il s'agit d'un Pride & Prejudice complètement revisité ?

Le concept est des plus alléchant : une jeune londonienne, pure fille du XXIème siècle, du nom d'Amanda est une fan absolue du roman de Jane Austen. Sa vision du bonheur absolu ? Passer une soirée tranquillement affalée sur son canapé, un verre de vin d'une main, le roman Orgueil & Préjugés de l'autre. Plongée dans l'histoire d'Elizabeth et Darcy, dans cette langue si brillante et enlevée, dans ce XIXème siècle qui la fait rêver, Amanda se sent parfaitement dans son élément ! Car dans la vie réelle, la demoiselle est quelque peu frustrée, elle n'aime pas son travail et est bien obligée de reconnaître que son petit ami est à des années lumières de ce cher Darcy, le romantisme et lui ne vont décidément pas de paire ! 

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Un soir, elle entend un drôle de bruit venant de sa salle de bain. Craintive, elle y entre à pas feutrés et découvre une jolie jeune femme brune vêtue d'une chemise de nuit, dans sa baignoire ! Celle-ci se présente sous le nom d'Elizabeth Bennet ! Bien entendu, Amanda croit devenir folle ! Aurait-elle abusé d'aventures austeniennes par procuration dernièrement au point de perdre le sens des réalités ? Il semblera finalement que non ! En effet, derrière sa baignoire, se trouve une cloison qui donne accès à la maison des Bennet, c'est de cette façon qu'Elizabeth est parvenue dans notre monde. Le temps est donc venu pour elle d'échanger sa place avec son héroïne préférée ! 

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Les anglais m'étonneront toujours ! Quelle créativité et surtout quelle hardiesse dans leur façon de jouer autour et avec la littérature ! La première fois que j'ai entendu parler de ce concept, j'en ai été plus que ravie. Je suis toujours très friande de productions touchant de près (ou de loin) à l'univers de Jane Austen. Une telle idée de jeu autour de Pride & Prejudice (sans doute mon roman préféré de l'auteur) ne pouvait que m'enthousiasmer. Au final, ça a bien été le cas ! La série brille par son impertinence, ses dialogues drôles et décalés, sa liberté de ton.  Auprès d'Amanda, nous assistons à une véritable débandade ! Son arrivée impromptue dans ce monde met un désordre complet dans le récit : Mr Bingley, au lieu de remarquer Jane lors du premier bal, tombe amoureux d'Amanda (au plus grand désespoir de celle-ci....), Mr Collins verra son projet d'épouser une demoiselle Bennet abouti (quelle horreur !!) etc.

Wickham est différent de l'image qu'on avait de lui. Par contre,  Mr Darcy lui, reste fidèle à lui-même, c'est à dire arrogant comme personne, froid comme un glaçon et bouffi d'orgueil. Même si Amanda connaît le personnage et sa véritable valeur, il est amusant de voir à quel point ses premières impessions le concernant seront les mêmes qu'Elizabeth.

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Les acteurs sont presque tous irréprochables. La Gemma Aterton campe une Lizzy tout à fait convaincante, j'aurais beaucoup aimé la voir dans une vraie adaptation de Pride & Prejudice, elle a toute la malice et la fraîcheur qui sied au personnage. Elliot Cowan joue un Darcy qui n'aurait pas à rougir face à ces prédecesseurs (même si je reste tout de même fidèle à ce cher Colin^^). Mention spéciale à Hugh Bonneville qui prête formidablement ses traits à Mr Bennet. Il m'a semblée tout bonnement parfait !

La série n'y va  pas avec le dos de la cuillère et n'hésite pas à démonter nos certitudes, quitte à en faire parfois un peu trop. Bien entendu, Lost in Austen n'est pas à prendre au premier degré. La surenchère de surprises, de parodie peut parfois laisser dubitatif. Pour ma part, ce n'est pas ce qui m'a le plus gênée. Non, ce qui m'a laissée un arrière-goût amer, c'est le final. Alors que la mini-série était très irrévérencieuse, très décalée, osée, le final lui reste convenu et surtout plutôt culcul la praline. Je ne vous en dis pas plus et vous laisse vous faire votre propre opinion. J'ai quant à moi été quelque peu déçue par ce dénouement résolumment à l'eau de rose. Je peux me montrer midinette mais là vraiment, la sauce n'a pas pris. 

Cela dit, Lost in Austen reste un bon divertissement, que je prendrais sans doute plaisir à voir et revoir. Je vous conseille de vous lancer, surtout si vous aimez Jane :)

A noter que la version du DVD est tronquée de 2 scènes (si ce n'est pas plus). Or, ces 2 scènes font partie de celles que j'ai le plus aimées, à savoir celles où on entend la sonnerie de portable d'Amanda, la musique du générique de Pride & Prejudice BBC 95 (très joli clin d'oeil), et celle où elle chante "Downtown" de Petula Clarke devant un Darcy, un Mr Bingley et Miss Bingley médusés^^

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L'avis très enthousiaste de Fashion :)

06.10.2008

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ...


Un sondage nous a été proposé sur The Inn at Lambton (mon forum préféré, consacré - entre autres - à la littérature anglaise). Le but est de composer un top 10 de nos héroïnes préférées (attention, pas seulement les héroïnes de papier mais aussi et surtout celles incarnées à l'écran, dans des productions anglaises, films, téléfilms ou mini-séries). Le jeu est plus difficile qu'il en a l'air ...
La littérature anglaise regorge de figures féminines aussi attachantes que touchantes, aussi admirables que troublantes ...

Voici donc mon top ! N'hésitez pas à le commenter et à me proposer le vôtre, si vous être tout comme moi, fan de films en costumes ! :D

Je reposterai bientôt mon top des gentlemen mis à jour et étoffé !

1) Elizabeth Bennet (Pride & Prejudice BBC 95)
Lizzy est la 1ère héroïne austenienne dont j'ai fait la connaissance, elle est devenue mon héroïne de la littérature préférée. C'est sous les traits de Jennifer Ehle que je la préfère, sans le moindre doute. Elle est tout ce que ce que je m'imaginais à la lecture du roman. Vive, spirituelle, mais aussi parfois un peu têtue^^. Je l'aime aussi bien pour ses qualités que ses défauts


2) Anne Elliot (Persuasion ITV 2007)

Anne est l'amie qu'on aimerait avoir. Elle est douce, attentionnée, généreuse ... Qui plus est, Sally Hawkins m'a terriblement émue dans ce rôle. Je n'aurais pas pu trouver meilleure Anne. Je me suis sentie proche d'elle de bout en bout.


3) Jane Austen (Miss Austen Regrets BBC 2008)
Olivia Williams m'a fortement impressionnée dans ce rôle. Sa Jane est aussi ambigüe et intéressante que je me plais à l'imaginer. Pleine d'humour et d'esprit, sympathique tout autant que sarcastique, femme de tête tout autant que fragile. Sa prestation est pour moi absolument parfaite, elle a réussi à m'émouvoir aussi bien qu'à susciter ma plus vive admiration


4) Jane Eyre (Jane Eyre BBC 2006)

Jane est une Héroïne avec un grand H. Sa vie est une grande aventure. J'aime son courage, son abnégation, sa générosité. C'est une femme de coeur, indubitablement, et qui n'aime jamais à moitié.


5) Catherine Morland (Northanger Abbey ITV 2007)

J'aime la naïveté et la candeur de Catherine. Je me reconnais dans sa passion pour les romans même si je suis loin d'être aussi romanesque qu'elle^^ C'est une héroïne qui m'amuse beaucoup. J'ai adoré la prestation de Felicity Jones qui lui confère tout le charme et la fraîcheur qu'il faut pour la rendre attachante.


6) Esther (Bleak House BBC 2005)

Esther est pour moi l'une des plus attachantes héroïnes de Charles Dickens et sous les traits d'Anna Maxwell Martin, je la trouve encore plus merveilleuse.


7) Jane (Becoming Jane)

Je crois que la prestation d'Anne Hathaway dans ce film aurait mérité d'être bien davantage saluée. Pour moi, son jeu est aussi sobre que délicat. Elle a su me toucher. J'ai beaucoup aimé sa Jane, une Jane qui cherche encore son chemin, qui ne sait pas encore où puiser ses sources d'inspiration, et qui, surtout, bien qu'intelligente, est encore très impressionnable. Elle est donc bien différente de la Jane d'Olivia Williams mais je l'apprécie beaucoup tout de même !


8) Tess (version Polanski - 1979)

Tess est une autre de mes héroïnes préférées de la littérature anglaise. C'est une jeune femme terriblement touchante, au charme et à la candeur désarmantes. Son destin est sans doute l'un des plus dramatiques qui m'ait été donnée de lire . J'ai aimé les 2 adaptations du roman de Thomas Hardy que j'ai pu voir jusqu'à maintenant : celle de Polanski de 1979 et celle d'ITV de 1998. Cependant, je crois que j'ai une petite préférence pour la Tess incarnée par Natacha Kinski (même si je me dois de le préciser, celle de Justine Waddel m'a aussi terriblement émue)


9) Miss Mattie (Cranford BBC 2008)

Bon, si j'avais pu, j'aurais inclus dans ce classement toutes les demoiselles de Cranford mais comme il a fallu faire un choix, j'ai opté pour Miss Mattie. J'aime sa douceur, sa générosité, son côté un peu réservé et effacée. C'est une femme courageuse, émouvante et chaleureuse. C'est une dame qu'on aimerait connaître dans "la vraie vie" sans le moindre doute.


10) Emma (Emma Miramax 1996)

Jane Austen craignait que son héroïne Emma ne soit pas autant appréciée que les autres. Je dois dire qu'en ce qui me concerne, elle me plaît beaucoup ! Car le moins que l'on puisse dire d'elle c'est qu'elle a une sacrée personnalité. Parfois agaçante mais toujours attachante (car pétrie de bonnes intentions^^), Emma m'amuse énormément ! J'ai aimé les 2 adaptations d'Emma mais je crois que c'est celle de Gwyneth Paltrow qui correspond le mieux à l'image que je me fais du personnage !



D'autres héroïnes que j'affectionne particulièrement (croyez-moi, ça m'arrache le coeur de devoir les exclure de mon classement )
Marianne (Sense & Sensibility 1995)

Honnêtement, Marianne est loin d'être l'héroïne de Jane Austen que je préfère (c'est d'ailleurs pour cette raison qu'elle n'a pas vraiment sa place dans mon top 10) mais la prestation de Kate Winslet m'a fait changer d'avis. Pour moi, elle habite complètement le rôle, elle est même transfigurée ...
Je l'ai trouvée absolument poignante.


Briony (Atonement)
Pour moi, ce personnage est l'une des grandes forces du roman d'Ian Mc Ewan. Il est si bien écrit ! C'est un personnage qu'on pourrait étudier des heures tellement il est passionnant. Et je trouve que l'interprétation de Saoirse Ronan est parvenue à rendre justice à toute sa complexité !


Dorcas Lane (Lark Rise to Candleford BBC 2008)

Une des principales héroïnes d'une des mes productions BBC favorites, incarnée par une Julia Sawalha absolument excellente. Dorcas Lane est une femme de caractère comme je les aime, c'est une personnalité aussi attachante que secrète à laquelle je me suis attachée dès le 1er épisode !


Miss Adelaïde (Lark Rise to Candleford BBC 2008)

Une autre héroïne de Lark Rise to Candleford, il s'agit de l'épouse du squire, Lady Adelaïde. Elle a tout ce qu'on espérerait voir chez un personnage d' aristocrate : un porte de tête impeccable, une froideur apparente, une grâce charmante, une garde-robe impressionnante. Néanmoins, elle est aussi bien plus que cela. C'est une jeune femme mystérieuse, réservée, touchante et qui cache au plus profond de son coeur, une blessure sentimentale bien palpable. Un personnage bouleversant.


Mary Smith (Cranford BBC 2008)

Je ne vais pas répéter ce qu'a dit mimidd au sujet de cet admirable personnage car je suis tout à fait d'accord avec elle Mary est une héroïne un peu en retrait, mais une héroïne quand même !


Lady Dedlock (Bleak House BBC 2005)

Lady Dedlock est un personnage qui m'a énormément émue. La prestation de Gillian Anderson y est sans aucun doute pour beaucoup. Elle l'interprète avec une classe assez inouïe, à tel point qu'on a du mal à croire qu'elle ne soit pas réellement une aristocrate anglaise du XIXème siècle. Quelle grâce et quelle élégance dans sa gestuelle aussi bien que dans sa diction ! Sa beauté froide est majestueuse.

J'aurais également pu voter pour Margaret (North & South) et surtout pour Molly (Wives & Daughters) mais je suis certaine qu'elles ont déjà plein de fans^^. Elinor (Sense & Sensibility 95 aussi bien que 08) et l'Emma de Kate Beckinsale auraient également mérité d'être mentionnées, mais que voulez-vous ? Il fallait bien faire un choix...

Tess

 


Il n'y a pas que Jane Austen dans la vie, il y a aussi Thomas Hardy !

Si vous êtes, tout comme moi, particulièrement friands des productions et adaptations BBC, je pense que le 14 septembre, date de diffusion du 1er épisode de la mini-série Tess of the D'Urbervilles, est à noter sur vos tablettes.

Tess d'Urbervilles est un de mes romans anglais préférés, vous pouvez lire ma note ici. Les deux adaptations (celle de Polanski de 1979 et celle d'ITV en 1998) m'ont laissée de très bons souvenirs. Ce qui ne m'empêche pas d'attendre avec beaucoup d'impatience cette nouvelle transposition d'un des plus beaux romans du plus mélancolique des auteurs anglais.

La bande-annonce est absolument merveilleuse, elle ne laisse présager que du bon ! Voyez-plutôt :

http://www.youtube.com/watch?v=snhZ_flom1Q

Au casting, on peut donc retrouver dans le rôle de l'héroïne la jeune actrice britannique Gemma Aterton, la nouvelle James Bond Girl mais aussi la Lizzy de Lost in Austen (la nouvelle mini-série très fun d'ITV dont j'espère pouvoir vous parler très bientôt). Dans les rôles d'Angel et Alec D'Urbervilles, on peut reconnaître Eddie Redmayne et Hans Matheson.

Lark Rise to Candleford : coup de coeur :)

Lark Rise To Candleford is set at the end of the 19th century, and it follows the story of two communities in the midst of a developing Oxfordshire. One is a fast-growing market town, the other a sleepier, quieter place that’s holding more onto the past. Centred on Laura, the eldest daughter in the Timmins house, as she leaves the quieter life for work in the market town, the stage is then set for a quality drama series.


Tout récemment, j'ai pu découvrir la dernière production de la BBC : la série Lark Rise to Candleford (la 1ère saison comporte 10 épisodes)
Encore une fois, je peux vous dire que c'est une réussite. Je devais poster un billet à son sujet pour vous faire part de mon enthousiasme !

A vrai dire, après avoir lu quelques commentaires assez tièdes de ci de là sur le net (concernant essentiellement les premiers épisodes) je ne m'attendais pas à quelque chose de génial. Et au final, je me suis vraiment intéressée à l'intrigue (enfin, aux intrigues) et surtout, attachée aux nombreux personnages.
Je crois que la force de cette série réside avant tout dans cette multitude de personnages, habitants de Lark rise et de Candleford. Ils sont tous finement dépeints. Ma préférence se porte sur Laura (narratrice et personnage principal, jeune fille volontaire, intègre et intelligente) et sur Dorcas Lane (magnifiquement interprétée par Julia Sawalha) mais aussi sur Zillah (Liz Smith est extraordinaire dans ce rôle ! ), Robert Timmins (très beau personnage, joué par Brendan Coyle, le magnifique Higgins de North & South), sa femme, Emma (Claudie Blakley également très bien).
Il y a aussi le squire Sir Timothy Midwinter (affable mais mystérieux), son épouse Lady Adelaïde (timide et secrète et qu'on découvre au fur et à mesure très émouvante) les soeurs Ruby et Pearl, de la boutique de confection, snobs et médisantes, dont on aime se moquer.
Il y a une foule d'autres personnages (secondaires) qui me plaisent mais je crois que je vais m'arrêter là. Je prendrais bien trop de temps à tous les énumérer. Qui plus est, ils mériteraient tous d'être évoqués ...
Comme toujours avec la BBC, les acteurs sont TOUS épatants, aussi bien les jeunes que les moins jeunes, aussi bien les secondaires que les principaux.
Ce que je trouve également admirable dans cette série, c'est la reconstitution. Les décors sont merveilleux (un grand soin est apporté au moindre détail), de la boutique des soeurs Pratt, au bureau de poste, en passant par la chambre de Laura, le château du squire et les maisons vétustes de Lark Rise. Les paysages sont également magnifiques. Et les costumes méritent eux aussi une mention toute spéciale !

Pour en revenir à l'écriture en elle-même, je n'aurai pas de grosses critiques à formuler. Certaines intrigues sont assez prévisibles mais tout est si bien amené qu'au final, cela ne m'a guère dérangée.
Les dialogues sont très bien écrits. On y retrouve de l'émotion aussi bien que de l'humour.
Les fameuses répliques de Dorcas Lane " [...] is my my only weakness", (qu'elle répète au moins une fois par épisode et à chaque fois avec un sujet différent) risquent de devenir cultes .

En bref, j'ai pris un grand plaisir à suivre les histoires de cette petite ville d'Angleterre et du petit village qui lui est rattaché. J'assiste avec intérêt à l'évolution de Laura. A l'image de Dorcas Lane, jeune femme spirituelle et bienveillante, sa cousine et propriétaire du bureau de poste, Laura est un très beau personnage féminin. Elles sont toutes les deux indépendantes, intelligentes, intègres mais aussi (et c'est ce qui les rend si attachantes et intéressantes) fragiles. Au fur et à mesure que l'intrigue avance, Laura aura à affronter les médisances de certaines personnes douteuses de son sérieux. Celles-ci pensent, en effet, qu'elle n'est pas assez instruite et qu'une petite villageoise n'a rien à faire à Candleford. De même, elle connaîtra ses premiers émois amoureux, ses premières interrogations existentielles ... Cette série se présente donc aussi comme une sorte de récit d'initiation.

Miss Lane, elle, malgré son expérience et son professionnalisme, doit s'affirmer en tant que femme célibataire et propriétaire d'un bureau de poste et ce n'est guère facile. Il semblerait également qu'elle n'ait pas toujours souhaité être célibataire ... Dorcas Lane, malgré son côté si affable et ouvert, cache tout un pan de son passé ... Julia Sawalha m'a bluffée du début à la fin, c'est vraiment une grande actrice ! Quel plaisir de la voir dans un rôle principal !
Miss Lane confiera très vite à sa jeune apprentie que le bureau de poste est plus que le centre social de Candleford, il est aussi garant de ses secrets ...

Le personnage joué par Brendan Coyle (décidément excellent ), le père de Laura, est lui aussi à la fois terriblement attachant et remarquable. J'adore son côté "papa poule" et le fait qu'il soit si déterminé à affirmer ses convictions libérales (très en avance sur le milieu dans lequel il vit).
Chaque personnage est assez clairement dépeint pour qu'on comprenne à la fois sa personnalité, ses goûs, ses ambitions, ses failles.

La peinture sociale est un élément important de la série. Lark Rise to Candleford traite en fait d'une foule de thèmes : la religion, la place de la femme dans la société, la dualité entre vie à la campagne et vie citadine, les préjugés sociaux, l'amour, le mariage, la famille etc.

Je crois que le charme de cette série réside également dans le fait qu'on prend véritablement le temps d'installer les personnages, de tisser des relations, de construire une intrigue avec des nuances. Et puis, on y trouve une justesse remarquable dans les effets de dramatisation et la peinture des sentiments. Tout m'a semblé authentique et parfaitement dosé (l'émotion, l'humour, les réflexions politiques ou culturelles etc.)

Dans cette série de 10 épisodes (d'environ 50 minutes), vous trouverez de la romance (jamais édulcorée), de la tendresse, de la drôlerie, de la mélancolie, et surtout, une fine exploration de la société anglaise de la fin du XIXème siècle. Laura nous conte les "aventures" des habitants de Lark Rise et de Candleford avec une plume aussi alerte qu'élégante.

Bill Gallagher, le scénariste, travaillera également sur l'adaptation d' Au Bonheur des Dames et je dois dire que ça me réjouit au plus haut point !

Je vous laisse sur cette photo de Mr Delafield, incarné par le jeune acteur anglais Stephen Campbell Moore, qui vient rejoindre le top 5 de mes gentlemen d'adaptations anglaises préférés (quel merveilleux personnage, décidément cette série les collectionne !)



Voici une bande-annonce de la série :
http://www.youtube.com/watch?v=SGbp95b6kFI

et une video (très spoiler, elle révèle presque toute l'intrigue de l'épisode 8, je préfère vous prévenir) absolument magnifique, créée par une fan. Elle est centrée sur mon couple préféré de la série. On peut y entendre la sublimissime chanson "Sad eyes" de Bruce Springsteen. Sans aucun doute l'une des plus belles "fan videos" que j'ai pu voir.
http://www.youtube.com/watch?v=I2Mc1jVYzGw

Bon, j'espère avoir attisé votre curiosité ! Cette série mérite vraiment votre attention :)

ps : le coffret dvd comporte des sous-titres anglais.

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